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Responsables
de l’environnement
et de la santé

Face à la crise environnementale, la viticulture, comme l’ensemble des activités agricoles, doit s’interroger en profondeur et remettre en question ses pratiques.
Dans le Médoc, où la pluviométrie est importante, la vigne est fragile, sujette aux maladies, à l’attaque de parasites. Ce n’est plus, depuis des millénaires, un végétal sauvage…
Sans l’art des hommes, il n’y aurait ni raisin à vendanger, ni vin à boire.

Comment protéger la vigne et obtenir de beaux raisins sans mettre en péril l’écosystème, les travailleurs ou le voisinage ? Comment obtenir un vin vivant mais équilibré, encadrer les fermentations sans recourir à des produits toxiques ?

C’est en répondant à ces questions que nous faisons notre métier.

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Bio ou pas ?

‘Le label bio, il faut comprendre que c’est un cahier des charges. Le cuivre, la fameuse “bouillie bordelaise”, c’est un produit accepté en bio qui permet d’éviter certaines maladies. Bien sûr c’est naturel le cuivre, mais la terre n’est pas faite pour ces doses, ça n’est pas neutre pour les sols… Il n’y a pas de panacée. Il y a peut-être mieux à faire. “Bio” c’est bien, mais ça ne devrait pas rester fermé. Ce qu’on cherche à faire c’est ouvrir la question. L’essentiel de nos gestes suit le cahier des charges du bio, mais on ne recherche pas le label : on cherche l’action juste.

Mathieu Maudet, responsable du pôle vin

L’essentiel de nos gestes
suit le cahier des charges du
bio, mais on ne recherche
pas le label : on cherche
l’action juste’

Mathieu Maudet, responsable du pôle vin

Le glyphosate ?

‘Ça fait des années qu’on y travaille pour arriver à zéro désherbant, c’est fait maintenant, on laboure partout. C’est pas rien. Ça s’était perdu. Il a fallu réapprendre à avoir des outils, à labourer, c’est une conduite de tracteur qui demande beaucoup de vigilance. On a seulement 1m60 entre deux pieds de vigne, c’est délicat le pied, il faut y faire très attention, c’est lui qui nous apporte notre raisin pour faire notre vin… Et même avec l’éco-conduite et toutes les précautions, tant qu’on passe encore un véhicule, on dégage du CO2 : on peut sûrement faire encore mieux.’

Didier Cabot, vigneron tractoriste

‘Ça fait des années qu’on y travaille pour arriver à zéro désherbant, c’est fait maintenant, on laboure partout’

Didier Cabot, vigneron tractoriste

Le changement climatique ?

‘La typicité traditionnelle des vins du Médoc, qui repose sur un climat frais, est menacée par le réchauffement. On ne va plus pouvoir continuer à se réjouir année après année de “millésimes exceptionnels” dus à la chaleur : le degré alcoolique monte, et il faut considérablement adapter la technique pour garder la fraîcheur et la structure de nos vins. Pour rester les mêmes il faut changer. Nous allons peut-être devoir intégrer de nouveaux cépages plus adaptés à la chaleur ? C’est une question qu’on se pose. Chez nous, on plante et on teste déjà.’

Franck Bijon, directeur général

‘La typicité traditionnelle des vins du Médoc, qui repose sur un climat frais, est menacée par le réchauffement’

Franck Bijon, directeur général

Les pesticides ?

‘En dehors du traitement contre la cicadelle de la flavescence dorée, qui est obligatoire partout, on applique des doses minimales de produits non toxiques, en fonction de la pousse de la vigne, de la pression de la maladie, de la météo, en majorité des produits naturels de “biocontrôle”. On a des niveaux d’alerte, des outils d’aide à la décision pour choisir la dose, le moment. Ça évolue tout le temps. On préférerait ne pas traiter… Évidemment… Mais si on ne faisait rien, c’est un millésime sur vingt où la vigne ne tomberait pas malade. Si vous voulez du bon vin, il faut du beau raisin, donc une vigne en bonne santé.’

Benjamin Doursout, assistant chef de culture

Et pour le voisinage ?

‘Tous les ans, avant la période d’applications phytosanitaires, on fait le tour des parcelles en voiture pour recenser le voisinage. S’il y a de nouvelles maisons, de nouveaux élevages, on leur écrit un courrier dans lequel on propose une alerte 24h avant nos interventions, par mail ou téléphone. Nos produits sont essentiellement naturels, mais la dose ne l’est pas : il vaut toujours mieux se prémunir. Ça permet pendant quelques heures de ne pas se rendre dans les vignes, éviter d’étendre le linge, de ranger les jouets d’extérieur des enfants… Et on répond précisément aux questions sur la nature des produits.’

Amélie Caplain, responsable du pôle RSE

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